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• La cannelle dans le traitement du diabète ? |
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| La cannelle dans le traitement du diabète ?
Par Dr Jean-Claude Daubresse (2008) | ||
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On nous reparle de la bonne vieille cannelle dans le traitement du diabète... Autant nous sommes patients et attentifs aux traitements qui nous sont proposés dans la prise en charge d’une affection aigüe comme la grippe, la bronchite, conjonctivite, etc., autant nous avons du mal à accepter la prise en charge d’une affection chronique. C’est le cas avec le diabète bien entendu qui est une maladie chronique et qui nécessite un traitement définitif souvent contraignant, parfois lourd mais qui permet aux personnes diabétiques d’éviter les complications ultérieures. Je suis souvent admiratif devant ces patients qui ont décidé d’être attentifs au quotidien, de faire tout ce qu’il faut faire, aux différents moments de la journée, sans se décourager. C’est la répétition incessante des glycémies au bout du doigt, des injections, de la réflexion à faire pour décider de la dose à s’injecter, etc. Mon admiration vient surtout du fait que personnellement, j’ai souvent du mal à accepter les conseils de mon dentiste paradontologue qui, après avoir fait le tour de ma bouche, me dit qu’il est content ou pas content des efforts que j’ai faits pendant les derniers 6 mois et qui consistent à se brosser les dents matin et soir, après chaque repas, à utiliser des brossettes de différents calibres, tout un travail fastidieux mais pourtant nécessaire.
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![]() Dans toutes les maladies chroniques, il peut survenir des phases de découragement parce qu’on a l’impression que les traitements traditionnels prescrits par le médecin ne sont plus parfaitement efficaces. Les médecins eux-mêmes peuvent également, à l’occasion, donner l’impression d’être tellement surchargés de travail qu’ils n’arrivent plus à consacrer le temps nécessaire à l’écoute attentive de leurs patients. C’est vrai en tout cas dans le monde du diabète puisque nous assistons à une véritable épidémie avec de plus en plus de nouveaux patients, de plus en plus de diabètes gestationnels et que le nombre de médecins diabétologues est tout à fait stationnaire et que peu de jeunes médecins se tournent vers cette spécialité si importante. |
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| Les médecines alternatives
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Voilà un certain nombre de raisons qui peuvent faire que nos patients aient tendance à se tourner vers des médecines parallèles qu’on appelle maintenant médecines alternatives ou complémentaires. C’est un phénomène extrêmement puissant qui touche les classes sociales aisées surtout mais qui s’étend actuellement à l’ensemble de la population. On veut se soigner naturellement, on a appris les effets secondaires des médicaments qui sont répertoriés en long et en large dans les feuillets de posologie qui accompagnent les boîtes de médicament. On s’imagine – à tort – que les traitements « naturels », par plantes par exemple, n’ont aucun effet secondaire et qu’ils sont efficaces. Dans un numéro de Actaclinica belgica, il est fait état de plusieurs cas d’intoxication grave au plomb chez des patients qui avaient pris des médications ayurvediques.
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Ayurveda est une science indienne qui remonte à 5000 ans et qui signifie littéralement science de la vie. Le but de cette science médicale ( ?) est de réparer ou de maintenir une balance correcte entre le corps et l’esprit. Ces médicaments ayurvediques contiennent fréquemment du plomb, du mercure, de l’arsenic, du cadmium et de l’aluminium en imaginant qu’ils ont un rôle thérapeutique important. Comme ce ne sont pas des médicaments au sens propre, il n’y a donc aucun contrôle sur leur composition exacte par exemple. On les classe dans le même groupe que ce que l’on appelle les compléments alimentaires qui font fureur dans les grandes surfaces. Toute la médecine naturelle n’est donc pas exempte de danger et nous avons connu en Belgique, avec des plantes chinoises, des catastrophes au niveau rénal. |
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