| Plaisirs sucrés au petit-déjeuner. (2008) | ||
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Pour beaucoup d’entre nous, le petit-déjeuner rime avec le plaisir de déguster une tartine de confiture, de choco, de miel ou de sirop. Les personnes diabétiques n’échappent pas à cette envie et ont quelquefois elles aussi le désir de garnitures sucrées sur le pain du matin. Compte-tenu de l’explosion du marché du « SANS SUCRE » ces dernières années, le conseil diététique de l’ABD voudrait vous aider dans vos choix. Nous aborderons successivement les grands classiques des tartines du matin, à savoir les pâtes à tartiner au chocolat, les sirops et le miel.
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| Les pâtes à tartiner au chocolat - La fabrication | ||
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La fabrication : Les fruits du cacaoyer sont récoltés deux fois par an. Ils contiennent vingt à trente fèves de cacao blanches. Ces fèves sont extraites de leur enveloppe, mises en tas, couvertes et laissées au processus de fermentation. Ensuite, le cacao brut obtenu est nettoyé, torréfié, concassé et moulu. Ainsi naît la pâte de cacao naturellement riche en graisses. Les pâtes à tartiner sont obtenues en mélangeant de la pâte de cacao ou de la poudre de cacao, du sucre, des huiles végétales hydrogénées ou non, des graisses végétales. A la lecture de l’étiquette, nous apprenons également que l’on peut y trouver des ajouts de poudre de lait écrémé, des noisettes, des émulsifiants, etc.…
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On peut aisément imaginer la démarche des industries du « light » qui ont pensé à alléger le produit en diminuant la quantité de gras et/ou en substituant à une partie du sucre un ou des édulcorants, comme les polyols, le fructose, le tagatose, l’acesulfame K….. Les critères de choix : Toutes marques confondues, la pâte à tartiner est une garniture très calorique, très glucidique et très lipidique. |
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| Les pâtes à tartiner au chocolat - Les calories | ||
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La pâte à tartiner classique est un produit riche en énergie dont l’apport calorique varie de 450 à 575 calories pour 100 grammes. Cette véritable « bombe calorique » ne devrait donc pas être consommée trop fréquemment, du moins par les personnes présentant un surpoids. Font exception les pâtes à tartiner suivantes : • La pâte à tartiner « NEWTREE pur plaisir » : 300kcal/100g car moins grasse mais très sucrée. • La pâte à tartiner « NEWTREE plaisir miel » : 322kcal/100g car moins grasse mais très sucrée. • La pâte à tartiner « CHOCOFRUIT » : 355kcal /100g car moins grasse mais très sucrée.(voir note) • La pâte à tartiner « MELI » : 362kcal/100g, car moins grasse mais très sucrée. • La pâte à tartiner « CHOCOLIGHT sucré » (Rabeko product - à base de fromage blanc maigre) : 373 kcal/100g moins grasse et sucrée.
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| Les pâtes à tartiner au chocolat - Les glucides | ||
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La pâte à tartiner classique est un produit où les glucides totaux représentent un chiffre élevé variant de 50 à 60g pour 100g de produit. Font exception les pâtes à tartiner où une partie des sucres est remplacée par un ou des édulcorants :
• La pâte à tartiner « CHOCOLIGHT sans adjonction de
sucre » (Rabeko product) :
• La pâte à tartiner sans noi-
• La pâte à tartiner « DAMHERT » :
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• La pâte à tartiner « CEREAL control » : - 51g de glucides totaux - dont : 8g de sucres - dont : 41g polyol (maltitol)
• La pâte à tartiner « CANDEREL » :
• La pâte à tartiner « NUTRADIA » :
• La pâte à tartiner aux noisettes « PRODIA » (Revogan) : |
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| Les pâtes à tartiner au chocolat - Les lipides | ||
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La pâte à tartiner classique est un produit gras dont la teneur en lipides (= graisses) varie entre 30 et 40g pour 100g soit autant que les chips classiques ou le pâté ! Font exception les pâtes à tartiner suivantes contenant 50% ou moins de graisses par rapport au produit traditionnel :
• La pâte à tartiner sans noisettes « PRODIA » (Revogan) : 3,6g de graisses pour 100g de produit. • La pâte à tartiner « NEWTREE pur plaisir » : 8g de graisses pour 100g de produit. • La pâte à tartiner « NEWTREE plaisir miel » : 10g de graisses pour 100g de produit. • La pâte à tartiner aux noisettes de « PRODIA » (Revogan) : 12g de graisses pour 100g de produit. • La pâte à tartiner « MELI » : 13g de graisses pour 100g de produit.
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• La pâte à tartiner « CHOCOFRUIT » (Rabeko product) : 13g de graisses pour 100g de produit. • La pâte à tartiner « NUTRADIA » : 14g de graisses pour 100g de produit. |
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| Les pâtes à tartiner au chocolat - Conclusion | ||
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Comme la Madeleine de Proust, les « tartines de choco » réveillent probablement chez la plupart d’entre nous les souvenirs chaleureux de petits-déjeuners d’enfants… Cependant, en raison de ses apports nutritionnels, la pâte à tartiner au chocolat est à considérer, au même titre que le chocolat, comme un aliment « plaisir », à consommer avec modération. Si on ne mange qu’une tranche de pain au choco, on peut se permettre du «choco traditionnel» ou mieux encore du choco moins calorique comme les produits Newtree, Meli, Chocofruit, Chocolight (Rabeko). On peut aussi donner la préférence à des pâtes à tartiner moins grasses et moins sucrées et donc moins caloriques telles que les pâtes à tartiner sans noisettes et aux noisettes « Prodia » (Revogan), la pâte à tartiner sans sucre « Chocolight » (Rabeko) et la pâte à tartiner « Nutradia ».
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Nous déconseillons les pâtes à tartiner au fructose (Cereal, Delhaize, Eger...) pour les raisons déjà développées dans les articles précédents, à savoir un apport calorique comparable au sucre et une contribution à l’augmentation des triglycérides dans le sang. Une bonne idée pour être certain de limiter les quantités est de laisser fondre sur une tartine, au micro-ondes, une mignonette ou une matinette, résultat gustatif garanti et quantité limitée ! (note : le « Chocofruit » n’est pas du choco mais un mélange de jus de fruits concentré, de sucre, de poudre de lait entier, de pâte de cacao(15%), de beurre de cacao.) |
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| Le miel | ||
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Le miel est la substance sucrée naturelle produite par les abeilles à partir du nectar des fleurs qu’elles butinent, transforment et entreposent dans les alvéoles de la ruche. Il existe plusieurs types de miel qui se différencient notamment par : • leur consistance : fluide ou solide (cristallisée). • leur couleur : blanche pour les miels de lavande, brun foncé pour les miels de châtaignier, jaune clair pour les miels de tilleul. • leur note aromatique spécifique tributaire de leur provenance botanique. Le miel est un produit artisanal dont la composition nutritionnelle peut varier. Il contient +/-80g de glucides pour 100g sous forme de sucres simples, principalement du glucose et du fructose et son apport énergétique est de +/-320 kcal pour 100g. Le miel est très riche en glucose 30 à 35% et en fructose 44 à 49%. Les miels liquides sont plus riches en fructose que les miels solides. Légalement1 la teneur du miel en saccharose (= sucre ordinaire) est faible (maximum 5%) mais certains miels comme ceux de faux acacias, d’agrumes,… peuvent en contenir jusqu’à 10% et même 15% pour le miel de bourrache. Le taux de protéines est faible (0,2 à 2%) et la présence de lipides est quasiment nulle. Le miel contient 16 à 20% d’eau et renferme bien d’autres substances telles que des sels minéraux (0,3 à 1%). On a répertorié plus de 30 éléments différents. Les miels foncés sont plus riches en matières minérales que les miels clairs. On trouve aussi un grand nombre de vitamines, de nombreux composés organiques complexes comme des enzymes, des facteurs antibiotiques naturels, des levures ainsi que des éléments figurés comme des grains de pollen qui signent l’origine du miel, etc.
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Conclusion Le mélange concentré de glucose/fructose qu’est le miel procure un apport énergétique rapidement utilisable par le sportif, on le conseille volontiers avant ou pendant l’exercice physique. Pour la personne diabétique en hypoglycémie, on a cru pendant longtemps que le miel était un aliment conseillé pour se « resucrer ». Au vu des connaissances actuelles concernant la proportion importante de fructose présente dans certains miels, on peut se demander s’il est un bon aliment pour corriger une hypo. En effet, le fructose a un index glycémique bas, cela veut dire qu’il ne corrigera pas la glycémie aussi rapidement que le glucose, que les sucres des limonades et même que le saccharose du sucre ordinaire. Le miel n’est donc pas le premier aliment conseillé pour se «resucrer» en cas d’hypoglycémie. Il existe sur le marché du « faux miel » appelé « tartinade goût miel » qui contient une quantité importante de polyols. Son taux calorique est encore élevé : +/- 300kcal pour 100g. Il n’est pas conseillé en raison, notamment, des problèmes intestinaux sérieux qu’il peut provoquer. |
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| Le sirop de fruits à tartiner | ||
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A l’époque où il n’y avait pas de frigo, fabriquer du sirop (ou des confitures) était un moyen de conserver les fruits. Légalement2 le sirop de fruits est un aliment gélifié par la cuisson, soit de jus concentré de poires cuites, soit de jus concentré de pommes cuites, soit d’un mélange de ces deux jus, auxquels on ajoute (ou non) des sucres ou du jus concentré de betteraves sucrières cuites.
La production du jus concentré est réalisée en 3 opérations principales : Pour 1 kilo de produit fini, il faut 4 kilos de fruits, ce qui en fait un produit très riche en sucres. Parfois le sirop est mélangé avec des dattes, des pruneaux ou des abricots. On obtient une pâte brune très foncée après plusieurs heures de cuisson. On utilise le sirop comme pâte à tartiner pour le pain ou en cuisine. Le sirop apporte +/- 280 kcal pour 100g, dont 67 g de glucides totaux. Le sirop « sans sucre ajouté » apporte +/- 220kcal pour 100g dont 55g de glucides totaux. La différence est donc faible.
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Conclusion Tout comme la confiture, le sirop n’a pas un intérêt nutritionnel très particulier, mais c’est un aliment « plaisir ». Le sirop contient 67g de glucides pour 100g et la confiture environ 60g/100g. Il ne faut pas se laisser piéger par le sirop sans sucre ajouté. Toutefois, il existe sur le marché un produit dénommé « Tartinade aux poires » Prodia contenant 43 % de glucides totaux dont 24g de maltitol et 3.5g de sucres. La valeur calorique est de 155kcal pour 100g. |
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| L’avis de la diététicienne | ||
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La consommation de tous ces « aliments plaisirs » doit être associée à quelques recommandations. Rien n’est défendu, finalement le tout étant de bien contrôler les quantités, de bien choisir le moment de consommation et de bien choisir le produit. On pourrait imaginer que le produit sucré que l’on mange est comme l’essence que l’on met dans sa voiture, si on fait un plein et qu’on part à la mer, le niveau d’essence diminue. Quand on mange du sucré, il faut veiller à le consommer par une activité physique sportive ou ludique, de façon à ce que la glycémie reste élevée le moins longtemps possible. C’est à ce prix que l’on évite les complications à moyen terme. Il convient de ne pas consommer les plaisirs sucrés en garniture unique du pain, de ne pas en consommer tous les jours et de ne pas en utiliser des quantités importantes !
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Pour une tranche de pain (d’un grand pain carré de 800g), nous conseillons une cuillère à café ou une pointe de couteau (10g) sans plus ! Il est également souhaitable d’associer les garnitures sucrées, au cours du petit-déjeuner, avec un yaourt nature ou du fromage blanc ou de la maquée, ou bien de remplacer une tranche de pain « sucrée » par une tranche de pain garnie de fromage ou de jambon maigre. La fréquence d’usage et les quantités de garnitures sucrées dépendent aussi de votre traitement, de l’équilibre de votre diabète mais aussi de votre poids. Parlez-en à votre diététicien(ne). Bon à savoir : n’ajoutez pas de matières grasses avant d’étendre la pâte de chocolat à tartiner sur le pain !! |
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