Avantages
La connaissance du pouvoir hyperglycémiant des aliments glucidiques aide à :
- limiter l’effet hyperglycémiant excessif d’un repas (remplacer les pommes de terre farineuses ou de la purée par des pâtes ou du riz, cuisson al dente)
- réserver les aliments hyperglycémiants (pain, pdt) pour le moment de la journée où la glycémie est mieux contrôlée ou tend vers l’hypoglycémie
- augmenter le volume alimentaire d’un repas sans modifier la glycémie (40 g de pain ou 250 g de lentilles cuites ont le même effet sur la glycémie)
Choisir mieux les associations d'aliments. Anticiper l'effet des aliments sur la glycémie. Diversifier plus aisément l'alimentation et diminuer les interdits (habituellement non respectés).
Conclusions
Les sucres courts ne sont pas systématiquement des sucres rapides, les sucres complexes ne sont pas systématiquement des sucres lents.
Il n'y a pas de véritables sucres lents et de véritables sucres rapides, mais des aliments glucidiques qui à teneur équivalente de glucides entraînent une élévation glycémique +/-forte et ceci pendant +/-longtemps.
Certains sucres simples ont un IG moyen ou bas : laitages, fruits, chocolat. Certains sucres complexes ont un IG élevé : baguette, purée de pommes de terre, pain. Des aliments sucrés ont un IG plus bas que le sucre.
Le sucre n'est pas à proscrire mais à gérer pour le plaisir en associant la mixité des nutriments (lipides, protides,...).
L'effet pervers de l'IG d'aliments sucrés mais gras comme le chocolat. Si l'IG est relativement bas (25à45), la densité énergétique (480 à 540 kcal %) est élevée et il doit être consommé avec modération.
Pour un même effet sur la glycémie, le patient peut consommer une quantité plus élevée d'un aliment à IG faible et à contrario le patient peut consommer une quantité plus petite d'un aliment à IG élevé. L'erreur souvent commise est de se dire par exemple, que puisque les pâtes ont un IG bas, on peut doubler la ration et alors la glycémie s'élève anormalement !
Les IG permettent de classer semi-quantitativement les aliments en fonction de leur pouvoir hyperglycémiant afin de maîtriser les excursions glycémiques postprandiales tout en sauvegardant le plaisir de la saveur sucrée. La connaissance de l'IG permet de manipuler modestement l'alimentation des patients diabétiques pour influencer leur santé, tout en sauvegardant le plaisir de manger.