Au volant dans la circulation automobile

Le diabète représente-t-il un problème dans le trafic ?


La circulation ne cesse de s'intensifier. Conduire un véhicule demande des capacités de concentration et de réactions adéquates pour pouvoir faire face à des situations prévisibles ou non.
Le législateur établit les règles de bon déroulement du trafic. Un permis de conduire valable et une assurance adaptée représentent deux conditions légales pour pouvoir participer à la circulation en tant que conducteur.Il existe également une série de directives destinées à empêcher ou à lutter contre un comportement dangereux au volantAinsi l'utilisation du GSM au volant est interdite et il est interdit de conduire sous l'influence de l'alcool ou de drogues. La loi interdit également la conduite d'un véhicule après la prise de médicaments pouvant entraîner une baisse de la conscience ou de la concentration. Les personnes atteintes de certaines affections médicales telles le diabète font, elles aussi, l'objet d'une réglementation particulière.

Chez les personnes non diabétiques, le taux de glycémie est particulièrement stable et ne dépasse pas certaines limites, quelles que soient les activités pratiquées, les habitudes de vie et les habitudes alimentaires.

Un taux trop bas (hypoglycémie) ou trop élevé (hyperglycémie) peut provoquer une perte d'attention ou de conscience.

Par ailleurs, au fil des ans, une mauvaise régulation du sucre dans le sang risque d'endommager le système cardiovasculaire ou le système nerveux, entraînant des complications au niveau des yeux, des reins, des pieds, des artères et du système nerveux. Ces complications peuvent également représenter une entrave à une participation sûre au trafic. Heureusement, la plupart des personnes atteintes de diabète ne rencontrent pas de grandes difficultés dans la conduite automobile. Les statistiques révèlent que, moyennant le respect de certaines règles, elles ne sont pas plus souvent impliquées dans un accident qu'un usager ordinaire.

Ne puis-je vraiment pas continuer à conduire avec un permis ordinaire..


La loi est très claire à ce sujet. Toute personne possédant un permis de conduire qui ne correspond pas à son état physique (en cas de diabète, le permis aura TOUJOURS une durée de validité limitée), conduit avec un permis non valable. Ceci est non seulement punissable mais implique que l'assurance automobile pourrait ne pas couvrir en cas de problème

Les informations médicales me concernant ne risquent-elles pas d'être utilisées à mauvais escient ?
Le fait que vous soyez diabétique n'apparaît nulle part sur les attestations et donc pas non plus sur le permis proprement dit. Il apparaît uniquement dans le dossier médical du médecin qui a rédigé votre attestation. Ce médecin est lié par le secret médical. Lors d'un contrôle de police, personne ne peut voir à votre permis de quelle affection vous souffrez. Cette information n'est pas non plus reprise dans le fichier central des permis de conduire.

Puis-je encore conduire si j'ai subi une amputation de la jambe ?
Si vous avez subi une amputation ou si vous présentez toute autre affection du système moteur ou du système nerveux pouvant influencer la conduite en sécurité d'un véhicule à moteur, votre médecin est obligé de vous adresser à un médecin du CARA (Centre pour l'Evaluation de l'Aptitude à la Conduite et Adaptation des Véhicules).

Pourquoi le permis du groupe 2 doit-il répondre à des exigences et des conditions plus sévères ? 
Les risques d'accidents sont beaucoup plus élevés chez les chauffeurs professionnels que les automobilistes ordinaires. Un chauffeur de camion par exemple passe plusieurs heures au volant par jour. La conduite de tels véhicules imposants et lourds demande plus d'efforts que la conduite d'un véhicule ordinaire. Sans oublier les tâches spécifiques d'un chauffeur professionnel et le degré de difficulté du trafic actuel. Chez les personnes diabétiques, le risque de variation du taux de glycémie est plus élevé en raison des trajets souvent plus longs et la nécessité d'aider parfois physiquement au chargement et au déchargement des marchandises.

Que faire si le fonctionnaire de la maison communale n'est pas vraiment au courant de la réglementation relative au permis de conduire ? 
Même si les pouvoirs publics ont beaucoup investi dans la formation des fonctionnaires concernant la réglementation en vigueur, il se peut que vous ayez à faire à une personne qui maîtrise moins bien la matière. Vous pouvez dès lors lui conseiller de prendre contact avec le SPF Mobilité et Transports, service du permis de conduire au 02 287 44 64 ou avec le CARA au 02 244 15 50. Vous pouvez aussi contacter le secrétariat de l'ABD au 02 374 31 95.

Plus votre diabète est stable, moins vous courez de risques !
 

Le taux de glycémie d'une personne diabétique peut présenter d'importantes variations.

Il AUGMENTE avec la prise d'aliments. Les sucres rapides surtout, tels que le sucre à l'état pur, les boissons sucrées, le chocolat, la confiture ou le miel font monter en flèche le taux de glycémie. Celui-ci augmente aussi en cas de maladie, de fièvre, de grippe ou encore lors d'un accident.


Les activités physiques REDUISENT le taux de glycémie : plus le travail ou les activités sportives sont intenses et prolongés, plus le taux de sucre dans le sang diminue rapidement. L'insuline et certains médicaments contre le diabète induisent aussi une réduction de la glycémie.

Une régulation optimale du diabète dépend donc beaucoup d'un bon équilibre entre votre alimentation, vos dépenses plysiques et vos médicaments.

En cas de traitement à l'insuline, les effets dépendront du type d'insuline, du schéma suivi, de la dose, de l'endroit d'injection et de la technique d'injection. Heureusement, vous pouvez facilement contrôler et corriger vous-même la régulation du diabète grâce à l'utilisation du lecteur de glycémie. Pour arriver à une régulation stable du diabète, il est essentiel d'être encadré par une équipe spécialisée et/ou votre médecin traitant. Une éducation au diabète permettant de se faire une idée de la maladie est essentielle !

 

Vous avez apprécié cet article, partagez-le avec vos proches sur :

Avec le soutien de

         

                            

                                    

 

Les cookies nous permettent de vous proposer nos services plus facilement. En utilisant nos services, vous nous donnez expressément votre accord pour exploiter ces cookies. En savoir plus
OK