Nos victoires

C’est durant la seconde guerre mondiale que l’ABD a été créée afin de s’assurer que les personnes diabétiques ne manquent pas d’insuline pendant le conflit. Après la guerre, les problèmes d’approvisionnement en insuline se sont fait moins sentir et l’association a élargi sa mission aux objectifs suivants :

  • aider la personne diabétique à se constituer un mode de vie lui permettant d’évoluer avec sa maladie
  • informer et éduquer la personne diabétique ainsi que le corps médical et paramédical
  • défendre les intérêts légitimes des personnes diabétiques et les représenter auprès des pouvoirs publics
  • sensibiliser le grand public

Voici quelques faits importants ayant marqué la vie de l’Association.

1964
L’Etat fédéral statue favorablement sur la question du remboursement intégral des insulines et des médicaments antidiabétiques oraux.

1987 
Mise en place en place des conventions d’autocontrôle glycémique pour les patients traités à l’insuline (minimum 2 injections par jour). Outre une prise en charge forfaitaire des frais d’autocontrôle glycémique, les patients bénéficient d’une prise en charge médicale et d’une éducation thérapeutique dispensée par des infirmières en diabétologie et des diététiciennes. Au fil du temps l’ABD s’impose comme interlocutrice lors des discussions avec les instances officielles concernées par la problématique du diabète. Avec son homologue néerlandophone la VDV (Vlaamse Diabetes Vereniging), elle multiplie les contacts pour faire comprendre les problèmes spécifiques des patients diabétiques et si possible alléger la charge financière du traitement.  Les deux associations obtiendront ainsi progressivement une meilleure prise en charge et une éducation plus efficace des personnes diabétiques dans le cadre des conventions d’autocontrôle glycémique, avec notamment un élargissement à certaines catégories de patients diabétiques jadis exclus.

Octobre 1989 
Les représentants des ministères de la Santé et des associations de patients de tous les pays européens se réunissent à Saint-Vincent en Italie en compagnie de spécialistes du diabète. La réunion a lieu sous l'égide du bureau pour l'Europe de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de la section européenne de la Fédération internationale du Diabète (IDF). 
Tous les participants soulignent le véritable défi de santé publique posé par le diabète de type 2.  Une résolution est votée à l’unanimité proposant des recommandations concrètes en matière de prévention, de diagnostic et de traitement du diabète.

Janvier 1998
L’ABD met sur pied une permanence juridico-sociale afin d’aider certains de ses membres confrontés à des problèmes de discriminations dans le domaine des assurances, de l’emploi ou de l’accès aux soins.
Le 20 novembre, l’association participe à la conférence de consensus social dont les travaux doivent déboucher sur un projet de loi sanctionnant les discriminations abusives en la matière (ce sera chose faite avec le vote en 2003 de la loi anti-discrimination sanctionnant notamment les discriminations liées à l'état de santé). L’année 1998 est marquée par l’entrée en vigueur de la nouvelle législation sur le permis de conduire. L’ABD et la VDV rencontrent les responsables politiques de l’époque pour faire modifier le projet initial jugé inacceptable car extrêmement restrictif. Le point de vue des associations de patients sera entendu et la nouvelle législation tiendra mieux compte de la situation spécifique des personnes diabétiques. Cette année-là, l’ABD soutient la demande faite par l’industrie pharmaceutique afin d’obtenir une réduction du taux de TVA sur tout le matériel d’autocontrôle glycémique. La demande sera acceptée par le Ministre des Finances et la TVA passera de 21 à 6 %.

Janvier 2000
La cotisation à l’ABD intègre une assurance défense en justice. Cette assurance couvre les frais et honoraires d’avocats (limités à 2 500 €) par sinistre et par assuré.  Par sinistre, il faut entendre tout litige opposant un(e) assuré(e) à une personne physique ou morale, publique ou privée (en ce compris un employeur), relatif à son état de diabétique et relevant tant de la vie privée que de la vie professionnelle. Les honoraires et les frais pris en charge doivent viser à obtenir la réparation de dommage subi par l’assuré, soit à l’amiable, soit par procédure judiciaire. 
L’ABD et la VDV collabore avec l’Institut scientifique de la Santé publique pour développer un consensus définissant les modalités pratiques d’un dépistage systématique du diabète.  Le consensus définira des critères de risque précis notamment en fonction de l’âge.

2001
En juillet 2001, l’ABD met en ligne son premier site internet www.diabete-abd.be.    
Le 29 septembre le Palais des Congrès à Bruxelles accueille le premier Salon du Diabète.  Ce Salon est une initiative conjointe de l’ABD et de la VDV.  Il s’adresse aux personnes diabétiques et à leur entourage, aux personnes à risque de développer un diabète, au personnel soignant médical et paramédical ainsi qu’au grand public sensibilisé à la problématique du diabète. Plus de 8000 personnes visiteront le salon qui rassemble une soixantaine de stands de l’industrie pharmaceutique et de l’agroalimentaire.   
Le succès remporté par cette première édition confortera l’ABD dans l’idée que ce genre d’événements répond à une attente du public et des personnes diabétiques. 
La 2ème édition se déroulera les 14 et 15 mai 2004 à Brussels  Expo.  Depuis lors le Salon du Diabète se déroule tous les trois ans au palais 11 du Heysel.

L’ABD participe aux discussions du groupe de travail « diabète » instauré au sein du Conseil des maladies chroniques. Elle collabore à l’élaboration de diverses propositions afin d’améliorer le dépistage et de favoriser une prise en charge globale des patients diabétiques, notamment via :

  • l’instauration d’un Passeport du Diabète
  • l’amélioration de l’accès à la diététique
  • l’amélioration de l’accès aux soins préventifs des pieds diabétiques
  • l’amélioration de l’accès aux soins curatifs des pieds diabétiques
  • l’amélioration de l’accès aux médicaments hypoglycémiants
  • l’amélioration de l’accès aux principes de l’éducation thérapeutique
  • l’organisation d’une campagne de sensibilisation pour la population générale et d’un screening (dépistage) ciblé du diabète chez les personnes à risque
  • l’élaboration de « guidelines » et formation pratique pour les prestataires de soins de la première ligne

La plupart de ces propositions seront retenues et traduites dans un arrêté royal du 10 mars 2003 (publié au Moniteur belge du 17 mars 2003). Le texte définit notamment les modalités pratiques des prestations de diététique et de podologie instaurées dans le cadre du Passeport du Diabète.

2003 
Ouverture de 3 antennes locales  ou «Maisons de l’ABD» à Braine l’Alleud (Brabant wallon), Léglise et Marche-en-Famenne (province de Luxembourg).  D’autres suivront plus tard à Ath de même qu’à Athus, Paliseul et Barvaux-sur-Ourthe.  
En province de Luxembourg, l’ABD s’engage à participer aux côtés de partenaires français et luxembourgeois au projet Interreg IIIa « Création d’un réseau transfrontalier du diabète » subventionné par le FEDER (Fonds européen de Développement régional) et la Région wallonne.  Le projet permettra entre autres l’embauche de personnel d’éducation (infirmières en diabétologie et diététiciennes) afin de proposer des permanences-conseils aux personnes diabétiques de type 2 ne rentrant pas dans les conditions des conventions d’autocontrôle. Ces personnes, qui vivent souvent loin des centres hospitaliers conventionnés, pourront elles aussi accéder à une éducation thérapeutique. Aujourd’hui les Maisons de l’ABD sont avant tout des lieux d’écoute et de convivialité.  Elles proposent des séances d’information et d’éducation sur tous les aspects liés au diabète. Ce sont aussi des lieux d’échange où les personnes diabétiques peuvent se rencontrer et témoigner de leur vécu de la maladie.

2005
L’ABD conclut un partenariat avec Interpartner Assistance qui permet de proposer une assurance voyage adaptée aux personnes diabétiques.

2006 
Durant la présidence autrichienne de l’Union européenne (premier semestre), le Parlement européen signe une déclaration en matière de diabète, la «Déclaration de Vienne». Le document reconnaît l’impact du diabète au plan européen et demande à la Commission ainsi qu’au Conseil de mettre au menu de l’agenda politique les questions relatives à cette maladie.  La déclaration encourage les Etats membres à développer des plans nationaux en la matière.

En décembre, l’Assemblée générale des Nations unies adopte une Résolution sur le diabète. C’est la première fois qu’une maladie non transmissible est reconnue comme une menace globale pour la santé de l’humanité. La résolution (votée par la Belgique) reconnaît l’impact énorme du diabète en termes de santé publique et d’économie. Un appel est lancé aux Etats membres afin qu’ils développent dans les plus brefs délais des plans nationaux de prévention, de traitement et de prise en charge de la maladie.

Télécharger ici le texte de la Résolution de l'ONU

2007 
Suite à ces développements internationaux, le Sénat belge adopte lui aussi une résolution sur le diabète (« Proposition de résolution pour un plan d’action dans la lutte contre le diabète »).  Le Sénat demande explicitement au gouvernement fédéral de mettre en place, conformément à la résolution de l’ONU et en accord avec toutes les entités fédérées et les acteurs concernés, un plan national de lutte contre tous les types de diabète.

Aujourd’hui…
Même si on peut regretter qu’il n’y ait encore à l’heure actuelle aucune stratégie intégrée ou plan de lutte contre le diabète, il convient de souligner que les structures de soins liés au diabète sont de qualité dans notre pays :

  • sur le plan médical les personnes diabétiques bénéficient de la gratuité de l’insuline et de l’immense majorité des médicaments antidiabétiques oraux
  • via le Passeport du Diabète (encore trop peu utilisé) et sous certaines conditions, elles peuvent bénéficier du remboursement de consultations de diététique et de podologie
  • via les conventions d’autocontrôle pour les patients qui en bénéficient, elles bénéficient de la gratuité du matériel d’autocontrôle sanguin et ont accès à une éducation thérapeutique si cruciale dans la gestion de leur diabète
  • via les trajets de soins diabète de type 2, une nouvelle catégorie de personnes diabétiques bénéficie elle aussi d’une prise en charge forfaitaire du matériel d’autocontrôle et de la gratuité des soins médicaux

Tous ces acquis résultent des efforts conjoints de l’ABD et de la Diabetes Liga (ex Vlaamse Diabetes Vereniging), des organisations professionnelles médicales, de l’appui des organismes mutualistes,…

Le combat reste néanmoins constant pour maintenir tous ces acquis ou essayer de les améliorer quand cela est possible. Seules les associations disposant d’un grand nombre de membres verront leur légitimité renforcée auprès des instances officielles.

Plus l’ABD comptera de membres cotisants, mieux elle pourra poursuivre sa mission.

L’ABD a indéniablement contribué à changer le visage du diabète. Le diabète et ses complications sont aujourd’hui davantage médiatisés et les contacts avec la presse sont devenus plus fréquents et plus intenses, avec manifestement une prise de conscience plus grande des enjeux liés à cette maladie. On en veut pour preuve les sollicitations toujours plus nombreuses auxquelles l’association essaie de répondre, notamment dans le cadre de la Journée Mondiale du Diabète célébrée chaque année le 14 novembre. Des liens se sont créés, des collaborations fructueuses, souvent récurrentes, se sont mises en place qui font que chaque année, cette journée remporte un succès toujours plus grand.

 

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