Notre combat

L’Association Belge du Diabète agit en tant qu’avocat global de la cause des personnes diabétiques.  Depuis de nombreuses années elle multiplie ses efforts afin d’influencer et de favoriser les changements positifs et la prise de conscience pour une approche intégrée de la problématique du diabète.

Il s’agit notamment :

  • d’améliorer et de renforcer le dépistage précoce de la maladie.
    Depuis longtemps l’ABD défend l’idée d’un grand dépistage national permettant de dépister les personnes diabétiques qui s’ignorent ou ciblant les groupes à risque.  Ce dépistage suppose une participation, une collaboration étroite avec les médecins généralistes.
     
  • d’encourager la mise en place de politiques afin de promouvoir la prévention du diabète et de ses complications.
    Pour la Belgique, on pense qu’en 2025, 1 Belge sur 10 sera diabétique.  Joint au vieillissement de la population et à la diminution des cotisations sociales, cela risque de peser lourdement sur les budgets des soins de santé. Une politique de prévention efficace devrait permettre à l’INAMI, et donc à long terme à la collectivité, de réaliser des économies substantielles.
     
  • de multiplier les campagnes de sensibilisation à destination du grand public et les contacts avec les medias afin de les informer sur les dangers liés à la maladie et à ses complications si coûteuses sur les plans humain et financier. 
     
  • d’améliorer la prise en charge médicale des patients de sorte que le risque de complications soit minimisé.  
    Il s’agit de garantir un traitement optimal du diabète dès le moment où celui-ci est diagnostiqué, afin d’éviter l’apparition de complications redoutables et coûteuses à soigner. L’ABD participe à de nombreuses réunions, comités à l’INAMI où il est question de prise en charge du diabète. Elle se montre particulièrement attentive aux dispositions visant à améliorer les soins liés au diabète, de même qu’au maintien des avantages et conditions de remboursement octroyés aux personnes diabétiques dans le cadre des différentes conventions d’autocontrôle glycémique, du Passeport du Diabète et des trajets de soins diabète de type 2. Il est important en effet de veiller à ce que la prise en charge actuelle ne se restreigne pas pour des motifs d’économie budgétaire. L’ABD suit également les travaux menés par la commission de remboursement des médicaments pour que certains traitements (insulines, analogues, statines,…) puissent continuer à être remboursés. Elle veille à ce qu’il en soit ainsi pour les nouvelles molécules innovantes.
     
  • l’ABD plaide pour une meilleure collaboration ou concertation entre les instances gouvernementales et régionales, entre les pouvoirs ayant le préventif et le curatif dans leurs attributions.
    Chez nous, le curatif relève du pouvoir fédéral tandis que la prévention dépend des communautés et régions.  L’ABD voudrait une meilleure coordination entre ces différentes instances. Cela pourrait se faire par exemple par la mise en place d’une plate-forme du diabète qui réunirait l’ensemble des politiques et professionnels de santé impliqués avec pour ambition de s’informer mutuellement et de coordonner les initiatives.
     
  • traiter le diabète en méconnaissant ses facteurs de risque est un non-sens.
    Aujourd’hui la problématique de l’obésité est étroitement liée à celle du diabète et la pandémie du diabète de type 2 est inexorablement liée à la prise de poids des populations et au manque d’activité physique dans nos sociétés. Or le surpoids et l’obésité constituent deux facteurs de risque modifiables du diabète de type 2.  Les mauvaises habitudes alimentaires commencent tôt et il convient d’informer le plus le plus tôt et le plus largement possible.  L’ABD encourage les initiatives visant à améliorer l’éducation alimentaire des enfants et de la population en général.
     
  • l’ABD remplit une mission de défense sociale afin d’obtenir l’intégration complète des personnes diabétiques dans notre société et réduire certaines discriminations abusives dont elles sont encore victimes aujourd’hui.  
    Les personnes diabétiques sont des citoyens à part entière, égaux aux autres. Trop de personnes diabétiques souffrent encore d’injustice ou d’incompréhension. L’association veut mieux faire comprendre la condition de diabétique.  Elle s’efforce aussi de changer un certain état d’esprit négatif qui veut que les personnes diabétiques ne seraient pas capables d’assumer pratiquement certaines fonctions de la vie professionnelle et sociale.
     
  • plus l’ABD comptera de membres, plus elle pourra espérer avoir un poids politique important auprès des différentes instances concernées par la problématique du diabète.  
    Améliorer le recrutement des membres est l’une des priorités de l’ABD. Afin que l’ABD puisse constituer un groupe de pression puissant, il est impératif qu’un maximum de personnes diabétiques rejoignent l’association.  D'autre part, en s’affiliant, la personne diabétique reçoit une information pertinente qui lui permettra de s’investir davantage dans la gestion de son diabète : le fait d’être membre d’une association de patients peut donc aussi avoir un effet positif sur la qualité du contrôle métabolique. Une étude publiée dans « Diabète et métabolisme » en 2007(*) a montré que le fait d’être membre d’une association de patients faisait gagner 0,3 % d’HbA1c (hémoglobine glyquée) aux patients diabétiques de type 1 ; les patients diabétiques de type 2 présentent, eux, de meilleurs profils lipidiques et gagnent 4 ans sur la dégradation de leur équilibre glycémique.

  • l’ABD multiplie ses efforts pour que davantage de mutuelles intègrent le coût de l’adhésion (30 €) dans leur assurance complémentaire. 
    Certaines le font déjà et se montrent plus généreuses que d’autres en proposant aussi un remboursement limité pour le matériel d’autocontrôle.
     
  • depuis 1996, le Conseil infirmier de l’ABD organise une formation d’éducateur (-trice) en diabétologie.  
    Une grande partie du personnel paramédical occupé aujourd’hui dans les services de diabétologie des hôpitaux a suivi la formation. Cette formation est enfin reconnue par le pouvoir fédéral via un arrêté ministériel paru en 2012.
     
  • l’ABD veut améliorer la circulation de l’information au sujet du diabète.
    Elle a développé divers outils éducatifs comme le Guide du Diabète, des folders traitant de la diététique ou de situations particulières (permis de conduire, complications,…), un CD-rom consacré à l’alimentation, un site internet ou encore les Recommandations de bonne pratique destinées aux médecins généralistes,…  L’association envisage de mettre à jour et d’améliorer ces outils.  Elle espère aussi développer de nouveaux supports d’information afin de répondre au mieux à la mission d’éducation permanente qu’elle s’est fixée. Pour cela elle devrait pouvoir compter sur un soutien financier des instances officielles compétentes.
     
  • récemment l’ABD s’est montrée favorable à la mise en place du trajet de soins diabète de type 2 à la condition de ne pas détruire ce qui existe déjà et qui a fait ses preuves, à savoir les conventions d’autocontrôle glycémique.  
    Outre la prise en charge médicale, un important travail d’éducation thérapeutique est réalisé dans ces conventions et les chiffres d’hémoglobine glyquée (HbA1c) y sont meilleurs (ils tournent en moyenne autour des 7,5 %).  Or chaque pourcent gagné d’HbA1c réduit les complications liées au diabète de 10 % !  Concernant les trajets de soins diabète de type 2, l’ABD a réclamé la suppression d’une certaine forme de discrimination induite par la mise en place de ce système dans lequel il y a suppression du ticket-modérateur pour les personnes diabétiques qui en bénéficient, alors que dans la convention d’autocontrôle glycémique, le patient est redevable du ticket-modérateur !

(*)  Selvais PH, Amoussou-Guenou KD, Hermans MP.  Adhesion to a patient’s association is correlated with better metabolic control in diabetes mellitus – Acta Clin Belg 2007 ; 62/5 : 377

 

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